Plus d'un mois sans poster de message. Je sais c'est long.

Mais depuis un mois j'ai beaucoup cogité sur notre société pourrie ; sur la connerie des hommes qui n'arrivent pas à se gérer tout seuls même quand on leur met le nez dans leur propre merde (comprendre "préoccupation écolos de Nova); sur mes élèves que plus rien n'interesse (même pas le sport ou la bonne musique -juste tchapper avec leur potes tout en étant hermétiquement musicalisés sous tectonike); sur ce putain de gouvernement qui n'a rien a foutre de laisser des gens sur le bord de la route; et sur ceux qui ont voté pour et qui commencent à regretter parce que finalement personne n'a balayé devant leur porte et qu'ils n'ont pas plus d'argent;sur mon envie d'emmigrer de plus en plus forte, mon lardon sous le bras, pour un pays plus...en tout cas moins inégalitaire, où l'espoir est permis.

Je sais je suis un peu down, mais ça reviendra...

En attendant quelques vers prémonitoires, et qui résonnent bizarrement aujourd'hui, de Victor Hugo:

"Étant les ignorants, ils sont les incléments ;
Hélas ! combien de temps faudra-t-il vous redire
Á vous tous, que c'était à vous de les conduire,
Qu'il fallait leur donner leur part de la cité,
Que votre aveuglement produit leur cécité ;
D'une tutelle avare on recueille les suites,

Et le mal qu'ils vous font, c'est vous qui le leur fîtes.
Vous les avez guidés, pris par la main,
Et renseignés sur l'ombre et sur le vrai chemin ;
Vous les avez laissés en proie au labyrinthe.
Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte ;
C'est qu'ils n'ont pas senti votre fraternité.
Ils errent ; l'instinct bon se nourrit de clarté (...)"